Le monastère bénédictin de Santa Maria de Roses a été fondé au début du Xe siècle. Il semble qu’initialement s’est approprié et a reconstruit une petite église qui existait déjà depuis le IVe siècle. Le fondateur a été le comte Sunyer II d’Empúries (862-915) qui a confié sa construction au clerc Argibad. Il reste comme témoignage une inscription profitant le revers de l’ancien autel de l’église.
Le lieu de construction, à côté de la mer, à une époque de grande instabilité et danger a fait que le monastère était toujours conçu comme un bâtiment compact, fermé par des murailles, presque comme un château ou une forteresse. Les excavations archéologiques ont permis de trouver des restes de la première enceinte fortifiée qui semble être plus petite que celle que nous pouvons observer dans l’actualité. Ses abbés ont agi aussi comme seigneurs féodaux, propriétaires d’une partie importante des terres de l’entourage. Bien qu’il a perdu importance et pouvoir à partir du XVe siècle, il a continué opérationnel jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Les gens ne vivaient déjà plus dans la Ciutadella depuis le XVIIe siècle, mais elles continuaient d’aller au monastère parce qu’il s’agissait de l’église paroissiale et le cimetière du village était situé dans son entourage.

Source: J. Sagrera.

Source: MAC-Girona.
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L’inscription L’inscription dans laquelle s’explique la fondation du monastère profite du revers d’une table d’autel, provenant sûrement de la vieille église tardo-antique. En elle le comte Sunyer II recommande à son épouse et à ses enfants de charger au clerc Argibad la construction du monastère. À la fin du texte, le propre Argibad certifie avoir accompli la commande. |
